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Le tourisme est au cœur des efforts de développement du gouvernement congolais. La beauté de ses paysages naturels, la richesse de ses forêts, sa faune diversifiée et ses infrastructures en phase de normalisation, font du Congo une destination touristique de choix pour l’écotourisme, conciliant harmonieusement développement et écologie.

Pour une gestion durable des écosystèmes des forêts, les aires protégées ont été considérablement étendues. Ces aires comprennent trois parcs nationaux, quatre réserves fauniques, une réserve de biosphère, une réserve communautaire, deux zones de chasse, quatre sanctuaires pour protéger les chimpanzés et les gorilles.

Le parc national d’Odzala-Kokoua

Créé en 1935, ce parc couvre une superficie de plus de 1,3 millions d’hectares. Couvrant un large éventail d’habitats dont des savanes, des marécages, des forêts inondées, il abrite une grande concentration de gorilles de plaine et 15 espèces de primates. Il dispose également d’une des plus grandes populations d’éléphants de forêt et de buffles, ainsi que la dernière population de lions des forêts d’Afrique centrale. Le parc Odzala-Kokoua abrite également 444 des 626 espèces d’oiseaux recensées au Congo. En outre, sur les 4397 espèces végétales répertoriées au Congo, un total de 1 150 se retrouve dans ce domaine. Les activités de conservation permettent l’intégration des aires protégées dans la vie économique et sociale de la population, et améliorent leurs conditions de vie, en mettant en œuvre des systèmes d’agriculture durable et la lutte contre le braconnage, sans dégrader leur habitat naturel;

Le parc national Nouabalé-Ndoki

A vu le jour en 1993. Il s’étend sur une superficie 426 800 hectares et est l’une des plus grandes zones forestières en Afrique centrale et occidentale, couvrant près de 2% des forêts congolaises. Il est doté d’une riche faune et d’une riche flore qui abrite de grands mammifères comme les éléphants, les gorilles, les chimpanzés, les panthères, plus de 300 espèces d’oiseaux, et 1000 plantes. Dans le contexte de la conservation, l’ONG américaine, WCS-Congo (Wildlife Conservation Society) a coopéré avec le ministère congolais des Forêts, pour encourager une meilleure gestion de ces aires protégées. WSC Congo a lancé diverses campagnes d’éducation et de sensibilisation à la conservation dans les écoles riveraines, pour éduquer les enfants sur l’importance de la conservation de la faune.

Le parc national Conkouati-Douli

S’étendant sur une superficie de 504 950 hectares à la frontière du Congo et du Gabon, sur la côte atlantique. Ce parc couvre la zone de l’océan Atlantique aux montagnes et savanes de la forêt du Mayombe. Ce parc national a été fondé en 1999. Selon certaines études qui ont été menées par des spécialistes, il abrite des écosystèmes forestiers et aquatiques qui constituent un important sanctuaire pour la faune. Ce parc national enregistre la présence de 48 espèces de mammifères, plus de 400 espèces d’oiseaux sur 552 identifiées au Congo, 41 espèces de reptiles, 4 espèces de tortues marines, 50 espèces de poissons, des dauphins, des baleines, des éléphants des forêts, des gorilles, des chimpanzés, mandrills et des buffles. Il y a aussi des panthères et des hippopotames. Ce parc a récemment fait l’objet d’un zonage qui délimite deux noyaux centraux dans lequel l’extraction des ressources est interdite. Cependant, les zones de développement de l’éco-village ou d’utilisation ont été laissées, permettant à la communauté locale de satisfaire ses besoins en bois de chauffage, de pratiquer la chasse, trouver de la viande et du poisson. En coopération avec l’Organisation africaine du bois (OAB), la Banque mondiale, l’Organisation pour la conservation de la faune en Afrique (OCFSA) et la Conférence sur les écosystèmes et les forêts denses et humides d’Afrique centrale (CEFDHAC), le Gouvernement de la République du Congo a intégré la population locale dans la prise de décision sur la gestion des ressources forestières.

La Réserve communautaire du lac Télé

Située dans la Likouala (nord du Congo) a été créée en 1998. Il s’agit d’une vaste étendue de forêt marécageuse. Son long processus de création résulte d’une consultation patiente des populations impliquées dans la préservation écologique de la région, tout en leur permettant de profiter de leur environnement naturel. La réserve est importante en raison de son extraordinaire biodiversité, mais aussi en tant que soutien économique aux 10.000 personnes qui l’habitent. Etant l’une des deux réserves d’Afrique centrale qui a pour objectif de préserver les forêts inondées, elle accueille également les forêts de basse altitude sur terre, et les savanes. Gorilles, éléphants de forêt, panthères, buffles et crocodiles de forêts vivent dans cette réserve. En outre, elle possède une très riche diversité d’oiseaux (250 espèces) et un grand nombre d’oiseaux migrateurs y font leur nid chaque année. Ses rivières et ses lacs contiennent une variété de poissons.