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POINTE-NOIRE EN BREF

Localisation : au bord de l’Océan Atlantique dans le sud du pays.

Limites administratives : l’océan Atlantique et le Kouilou.

Superficie : 2.134 km2

Population : 887 014 habitants (estimation 2013)

Chef-lieu : Pointe-Noire

Le département de Pointe-Noire comprend la commune de Pointe-Noire, formée de 6 arrondissements (Loandjili, Lumumba, Mongo-Poukou, Mvoumvou, Ngoyo, et Tié-Tié) et le district de Tchiamba-Nzassi.

PUNTA NEGRA

Située dans le sud-ouest du pays, au bord de l’océan Atlantique, la ville portuaire de Pointe-Noire s’est développée autour de Ndji-Ndji, un petit village de pêcheurs. Fondée par le décret du 22 mai 1922, elle fut la capitale du Moyen Congo de 1950 à 1959.

Ce sont des navigateurs portugais qui ont donné son nom au site de Pointe-Noire, « Punta Negra », pour avoir repéré sur la côte un éperon de blocs de pierre noire. Jusqu’à l’arrivée des Français, au XIXe siècle, Pointe-Noire demeura un simple lieu-dit sur les cartes de navigation. Toute l’activité de la côte se concentrait à Loango où le puissant royaume vili, vassal du Kongo, connaissait la prospérité grâce aux Européens. La situation va changer au début du XXe siècle.

Tandis que le royaume de Loango est en plein déclin, Pointe-Noire commence à décoller quand les autorités coloniales décident de créer un chemin de fer pour relier la côte atlantique à Brazzaville, terminus de la navigation fluviale sur le Congo. Les travaux de construction de cette voie ferrée démarrent en 1921. À la même date commencent ceux du port de Pointe-Noire, qui seront achevés en 1939, deux ans après l’inauguration du CFCO.

VILLE EUROPÉENNE ET CITÉE INDIGÈNE

À l’époque coloniale, la ville est partagée entre les quartiers européens dits du Losange, et la cité indigène, construite à partir de sept avenues rayonnantes, disposées en étoile, où aboutit l’avenue du général de Gaulle. La ville européenne, où se trouvent le port et la gare, est séparée de la cité « indigène » par un espace inoccupé facile à surveiller.

Après l’indépendance, la ville a conservé ses divisions qui, au fil des ans, sont devenues sociales. Traversé par l’avenue Charles de Gaulle, le centre ville, autrefois réservé aux colons, est le quartier des affaires et résidentiel. Au delà de la place d’où partent les sept avenues, s’étendent des quartiers populaires.

UNE VILLE MÉLANGÉE

La population de Pointe-Noire atteint aujourd’hui un million d’âmes. Peuplée de Vilis, les autochtones, la cité océane accueille bien d’autres communautés du pays et de nombreux ressortissants étrangers. Ce qui en fait une ville très mélangée. On y parle surtout le kituba, le vili et le français, et de plus en plus le lingala, la ville attirant des Congolais de tout le pays et de la capitale. Sans oublier l’anglais, la langue des affaires.

PREMIER FOYER INDUSTRIEL DU PAYS

Pointe-Noire est aussi le premier foyer industriel du Congo, avec une gamme variée de branches d’activités implantées sur son territoire : agro-alimentaire, industrie du bois, transformation du poisson, construction navale, conditionnement de boissons et d’eau minérale, production d’électricité, chimie et autres branches. En outre, une gamme de services liés au transport et à la logistique s’y est développée autour du trafic portuaire, ferroviaire et aéroportuaire. La ville compte aussi des activités parapétrolières et de services qui viennent en appui aux entreprises, sans oublier le tourisme. Les autres sources de richesse et d’emplois de Pointe-Noire sont la pêche maritime, à la fois artisanale et industrielle, qui fournit environ 9 000 tonnes de poissons par an.

PÉTROLE ET TRAFIC PORTUAIRE

Celle qu’on surnomme Ponton La Belle ou Ndji-ndji est considérée comme la capitale économique du Congo, pour être notamment le siège de l’industrie pétrolière et abriter le Port autonome de Pointe-Noire (PAPN), l’unique port maritime du pays. Les piliers de l’économie urbaine sont donc l’industrie pétrolière (exploration et exploitation de pétrole et de gaz, raffinage), qui a démarré dans les années 70, et le trafic portuaire, qui bénéficie du port en eau profonde, dont la réalisation a ouvert une porte sur l’océan au Congo mais aussi à une bonne partie des pays d’Afrique Centrale.

Couplée à celle du chemin de fer dont la ville océane est l’un des terminus, l’activité portuaire permet au Congo de jouer un rôle de pays de transit. Les deux activités, toutes liées à la mer, qui procurent des emplois et une grande partie de la richesse de la ville, contribuent fortement au Produit Intérieur brut (PIB) du pays et aux recettes de l’État.

TOURISME D’AFFAIRE ET DE LOISIRS

Capitale économique du Congo, Pointe-Noire est la ville du tourisme d’affaires par excellence. Son parc hôtelier, fourni et varié, est adapté à une clientèle diversifiée. Quelle que soit l’activité de son entreprise et son importance, l’homme d’affaires y trouvera son compte. Une variété de salles de conférences et de restaurants gastronomiques permettra de présenter des projets et de sceller des contrats autour d’un bon poisson de mer.

La cité océane offre également toute une gamme de loisirs associés au soleil et à la mer. D’abord la plage qui a la faveur de ses habitants et des touristes. Outre la Côte sauvage où se pratique le surf, La Pointe-Indienne dispose d’une belle plage de sable fin. On peut également y pratiquer la pêche sportive, les eaux de l’océan atlantique au large de la côte étant particulièrement poissonneuses. Ou encore l’équitation au Club hippique, le tennis et la piscine dans les grands hôtels et les sports de combat (judo, karaté, aïkido) en ville. Et, à quelques kilomètres de la cité océane, non loin de Diosso, le golf.

ACCÈS A POINTE-NOIRE

À 586 km de Brazzaville et 208 km de Dolisie par la RN 1 bitumée. À 1118 km d’Owando et 1435 km de Ouesso par la RN 1 et la RN2 bitumées. Aéroport international. Port maritime (PAPN). Terminus du Chemin de Fer Congo Océan (CFCO) qui relie Pointe-Noire à Brazzaville.