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LA LIKOUALA EN BREF

Localisation : dans le nord-est du Congo, à cheval sur l’équateur, avec 4/5 de son territoire situés dans l’hémisphère nord.Limites administratives : la Cuvette au sud, la Sangha à l’ouest, la RD Congo à l’est, la Centrafrique au nord et au nord-ouest.

Superficie : 66 044 km², environ 20 % de la superficie totale du pays

Population : 201 274 habitants (estimation 2013)

Chef-lieu : Impfondo

Districts : Impfondo, Bétou, Bouaniéla, Dongou, Enyellé, Èpena, Liranga.

LE PLUS VASTE DÉPARTEMENT DU CONGO

Située dans l’extrême nord-est du Congo, frontalière avec la RD Congo et la République centrafricaine, la Likouala est le plus vaste département du Congo et le plus enclavé. Le relief y est peu élevé. Dans sa partie est, il n’excède pas 200 mètres de haut. Dans le nord-ouest, l’altitude peut dépasser 400 mètres (Mokabi : 437 m). Le climat, de type équatorial, est chaud et humide.

Les températures oscillent entre 24 et 30 ° C et les pluies, abondantes et régulières, sont comprises entre 1600 et 2000 millimètres par an. Le département étant à cheval sur l’équateur, les saisons ne sont pas bien tranchées. Au nord de l’équateur, la saison sèche est courte, de décembre à mars, et les pluies connaissent deux pics, en mai et en octobre.

AU BORD DE L’OUBANGUI

Les deux grands cours d’eau de la Likouala sont l’Oubangui et la Likouala-aux-herbes. La rivière Oubangui fait office de frontière entre la RD Congo et le Congo-Brazzaville jusqu »à ce qu »elle se jette dans le fleuve Congo, à hauteur du port de Liranga, dans le sud du département. Elle compte deux affluents de rive droite : l’Ibanga et la Motaba. Elle n’est navigable que de juin à décembre, avec un régime maximum en septembre-octobre. La période d’étiage se situe en mars-avril.

La Likouala-aux-Herbes prend sa source près d’Epéna pour se jeter, quelque 750 km plus au sud, dans la Sangha, non loin de sa confluence avec le fleuve Congo. Ses affluents sont l’Ilobi, la Moundongouma et le Bali sur sa rive droite, la Tanga et le Batanga sur celle de gauche.

FORÊT DENSE ET MARÉCAGE

Le département compte deux grands types de formations végétales : les forêts et les prairies herbeuses marécageuses ou inondables. Dans la partie nord, les forêts mixtes de terre ferme (forêts denses et claires) dominent, avec quelques forêts marécageuses.

En revanche, la partie sud du département est formée de zones marécageuses ou inondables de manière saisonnière, ponctuées de quelques forêts. La zone marécageuse la plus vaste est celle que traverse la rivière Likouala-aux-herbes. Elle naît au sud de la Motaba, s’étale entre la Sangha et l’Oubangui et s’étend jusqu’à la zone de confluence de la Sangha et de la Likouala-aux-herbes au sud. L’ensemble forme une grande plaine inondable sans relief, parsemée de palmiers rabougris et recouverte de grandes herbes flottantes.

EXPLOITATION FORESTIÈRE ET PÊCHE

Les populations autochtones sont des cueilleurs et des chasseurs dont les savoir-faire sont liés à la forêt qui est leur environnement naturel. Les Bantou se distinguent par leur grande maîtrise de tout ce qui se rapporte à l’eau : navigation fluviale, construction de pirogues, pêche dans les cours d’eau et les étangs. Ils pratiquent également un peu d’agriculture (manioc, bananes, maïs, arachide).

La Likouala dispose de palmeraies naturelles, mais n’a jamais abrité de grandes plantations industrielles. La cacaoculture est développée dans les districts d’Épéna et de Dongou.

L’exploitation forestière couplée avec la 1ère transformation du bois est l’activité moderne la plus importante du département. Elle est réalisée essentiellement par de grandes entreprises, pour la plupart étrangères (Likouala Timber, Thanry Congo, CIB, Mokabi, etc.) qui ont obtenu de vastes concessions. L’activité minière est limitée à la prospection (diamants et or). Des blocs pétroliers ont été attribués à des compagnies.

GENS D’EAU ET PEUPLES AUTOCHTONES

Les communautés originaires du département sont composées de « gens d’eau » que sont les populations riveraines de l’Oubangui (Mondjombos, Banziri, Bondjo, Boubangui), de l’Ibenga et de la Motaba (Kaka, Ekenga, Bonguili, Bodongo, Idongo, Boka-Bonga et Enyellés) et de la Likouala-aux-herbes (Bomitaba, Kabonga et Babolé).

Représentés par les Babinga, qui se désignent sous les noms de Baka ou Bayaka, les peuples autochtones occupent principalement les zones de Dongou, d’Enyellé et de Lopola.

A ces communautés locales sont venues s’ajouter des ressortissants d’autres départements du pays. Les étrangers comptent de nombreux Rwandais et Centrafricains, des réfugiés qui ont fui les conflits qu’a connus leur pays, ainsi que des Ouest-Africains et des Congolais de la RD Congo. Italiens, Français, Chinois, Libanais, etc. se sont installés dans le département à la faveur des chantiers forestiers ou de BTP.

LES ATOUTS DE L’ÉCOTOURISME

La Likouala n’est pas une grande destination touristique. Le tourisme y est avant tout d’affaires. L’accès au département est difficile, le parc hôtelier y est réduit, et peu de sites sont aménagés. Pourtant les atouts en matière d’écotourisme et de tourisme fluvial du département ne manquent pas.

nImpfondo abrite le siège du Forum International des peuples autochtones d’Afrique centrale (FIPAC), qui peut accueillir des conférences mais également des spectacles de musique et de danse des peuples autochtones. La Likouala comprend deux aires protégées : la réserve communautaire du Lac Télé, qui couvre les districts d’Épéna et de Bouanéla et le parc national de Nouabalé-Ndoki, que la Likouala partage avec la Sangha.

Le tourisme fluvial est un produit à développer avec l’organisation de balades en pirogue, de parties de pêche et de courses de pirogue sur les rivières.

La Likouala se prête également au tourisme rural avec la visite de villages, l’occasion de découvrir la fabrication traditionnelle d’huile de palme et la culture du cacao, et des petites cités et ports qui s’égrènent le long des axes routiers et des rivières.

ACCÈS A IMPFONDO

À environ 1000 km de Brazzaville à vol d’avion (aéroport d’Impfondo). À 1 100 km de Brazzaville par le fleuve Congo puis l’Oubangui (ports de Bétou, Dongou, Impfondo, Liranga). Deux routes bitumées (Dongou-Impfondo : 50 km et Impfondo-Épéna : 80 km).

– Tropicana,

Centre-ville, au bord de la rivière Oubangui, 15 chambres climatisées dont 5 suites, bar, restaurant, terrasse et paillotes,  discothèque

 Tél. : (242) 05 70 46 622

– La Pépèche,

Centre-ville, chambres climatisées, bar, restaurant, traiteur,

Tél. : (242) 06 64 56 373 / 06 67 96 658 / 06 84 10 321