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LA LEKOUMOU EN BREF

Localisation : dans le sud-ouest du Congo, du massif du Chaillu aux plateaux Batéké.Limites administratives : le Gabon et les Plateaux au nord, le Niari à l’ouest, la Bouenza au sud et le Pool à l’est.

Superficie : 20 950 km2, environ 6% de la superficie du pays

Population :106 996 habitants (estimation 2013)

Chef-lieu : Sibiti

Districts : Sibiti, Bambama, Komono, Mayéyé, Zanaga.

SUR LES HAUTEURS DU CHAILLU

Le département de la Lékoumou, peuplé en majorité de groupes tékés et de quelques peuples autochtones, couvre plus des 2/3 de la superficie du massif du Chaillu. Il fait la jonction entre les plateaux Batékés et la vallée du Niari. Son territoire s’élève graduellement du sud au nord. D’environ 450 mètres au sud, l’altitude s’élève à 530 mètres à Sibiti, atteint 580 mètres à Zanaga puis 700 mètres à Bambama avant de caracoler à 850 mètres au dessus de la vallée de l’Ogooué et à 900 mètres au mont Lékoumou.

Les hauteurs du nord du Chaillu sont abondamment arrosées, avec une moyenne de 2 200 mm de précipitations annuelles. La pluviométrie décroît de façon régulière en direction du sud, au fur et mesure que l’on descend vers la vallée du Niari. La forêt dense domine sur le massif montagneux et la savane sur la zone du plateau de Sibiti, au sud du massif. Plusieurs grandes rivières traversent le département de la Lékoumou, dont trois prennent leur source dans le Chaillu : la Mpoukou, la Lékoumou, la Lélali. La Bouenza, pour sa part, contourne le massif du Chaillu à l’est, en provenance du haut plateau Téké. La Létili et l’Ogooué se dirigent vers le nord et alimentent le bassin de l’Ogooué.

LONGTEMPS ENCLAVE

Pendant de longues années, le département est resté enclavé, ce qui limitait ses échanges avec le reste du pays. Le bitumage de la route Loudima-Sibiti a stimulé l’économie départementale notamment la production agricole et arboricole et facilité l’évacuation du bois. D’autres routes ont été bitumées ou sont en cours de réhabilitation, permettant de désenclaver notamment Zanaga et de mieux relier le département à ses voisins (Niari et Bouenza).

Un aéroport a été construit à Sibiti, mais les liaisons avec Brazzaville sont très rares. La fourniture en électricité a été améliorée, avec la construction de lignes HT depuis Mokoukoulou, et de postes de transformation.

AGRICULTURE, FORÊTS ET MINES DE FER

L’agriculture vivrière, réalisée par des petits producteurs (manioc, arachide, tarots, banane plantain, courges, oseille, gingembre, huile de palme artisanale), et l’arboriculture (safoutiers, manguiers, bananiers) sont les principales activités agricoles. Une fois les besoins locaux satisfaits, ces denrées sont écoulées sur les marchés de Dolisie et de Pointe-Noire. À l’exception de Sibiti, le maraîchage est quasiment inexistant tandis que l’élevage est limité aux volailles et aux caprins. La culture du maïs et du soja se développe à l’initiative de quelques privés qui disposent de grandes superficies. La relance des grandes plantations industrielles de palmier à huile, d’hévéa et de café est en cours.

Le département a été divisé en une dizaine d’Unités forestières d’exploitation (UFE). La filière bois mobilise plusieurs opérateurs, en majorité étrangers, parmi lesquels dominent les Chinois. La transformation du bois est limitée aux sciages et l’exportation de grumes reste importante.

La Lékoumou renferme des gisements de fer, dont le plus important est celui de Zanaga. Son exploitation par un partenariat associant le sud-africain Zanaga Iron Ore Company et le groupe suisse Glencore Xstrata, est assujettie à la remontée des cours mondiaux du fer. Les autres activités économiques sont les services dont le transport routier.

TOURISME DE RANDONNÉES

Le département se prête au tourisme rural, avec des randonnées dans la forêt, des visites de villages et de sites forestiers et des promenades champêtres. Une des curiosités de la région est un pont de liane situé vers Bambama, près du village de Simonbondo, à la frontière gabonaise, à environ 120 km au nord de Zanaga.

Long de 74 mètres et large de plus d’un mètre, ce pont est fabriqué avec des lianes et des bambous entrelacés. Sa solidité est assurée par des cordes arrimées à des poteaux de bois et à une base de pierres naturelles. Il est entretenu tous les six mois par les villageois. Il aurait été construit au début du XIXe siècle, pour faciliter la traversée d’un cours d’eau tumultueux par endroits.

Des récits entourent ce pont de mystère. Selon ces derniers, les objets perdus pendant la traversée se retrouveraient au pied d’un arbre géant. Pour donner un coup de pouce au tourisme du département, les efforts doivent porter sur le renforcement des structures hôtelières et la mise en place de circuits et de produits touristiques.

ACCÈS A SIBITI

à 353 km de Brazzaville, par la RN 1 bitumée jusqu’à Loudima, puis à 75 km de Loudima, par une route bitumée. Aéroport à Sibiti.