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Le philosophe de la musique congolaise et son groupe Super Nkolo Mboka ont donné un concert acoustique et multicolore de haut niveau, le18 novembre, au Centre culturel russe (CCR) de Brazzaville.

     Premier du genre en ce qui concerne la musique moderne, le spectacle de Djoson philosophe et son groupe a été un coup d’essai- coup de maître. Cinq ambassadeurs accrédités en République du Congo et des chargés d’affaires de différentes ambassades ont honoré de leur présence ce concert.

    Il s’agit des ambassadeurs de la fédération de Russie, Mikhaïlov; de la délégation de l’Union européenne, Saskia de Lang; du Venezuela, Norma Borges; de la Turquie, Can Incèsu; et de Cuba, Manuel Serrano Acosta, ainsi que de la conseillère à la Culture, arts et tourisme du président de la République du Congo, Lydie Pongault, et d’un public multicolore.   

    Professionnel, Djoson philosophe a respecté son timing. Une heure et quelques poussières de minutes, c’est le temps qu’a duré ce concert qui a électrisé la grande salle du CCR. C’est à 18h00 que le groupe Super Nkolo Mboka, constitué de six instrumentalistes et trois chanteurs, dont Djoson philosophe, Boloko et Ossibi, ont fait leur entrée sur scène, par une musique générique, avant d’entamer la première chanson en espagnol. Eblouie, la délégation cubaine conduite par son ambassadeur au Congo a été très contente de voir cet artiste congolais chanter en espagnol.

    On a pu, d’ailleurs, observer un sourire et quelques chuchotements du diplomate cubain auprès de ses collaborateurs.

       « Nous allons mélanger un peu de tout ce soir », a déclaré l’artiste au public. Sitôt après cette déclaration, le groupe a entamé la chanson Pêcheur Mundélé de l’artiste musicien Boloko. Chantée en lingala sous le style Reggae, Pêcheur Mundele ou « Pêcheur blanc » en français valorise ce métier.

       Juste après, Djoson philosophe a changé de style pour passer à la Salsa, mais une Salsa à la congolaise qu’il définit par la « Salsa del Congo ». Très bien interprété et appuyé magistralement par le flûto-saxophoniste Destino ; là encore, Djoson philosophe a attiré le sourire à peine caché de la diplomate vénézuélienne (car parlant la langue espagnole).

      De la Salsa del Congo, Djoson philosophe a changé de registre pour aller du côté du Brésil avec la « Samba do Congo ». Un mélange de la Samba du Brésil et de la Rumba congolaise. Cette variété de styles n’a pas laissé insensibles les personnalités présentes dans la salle, en l’occurrence l’ambassadeur de la fédération de Russie, et de la délégation de l’Union européenne. Cela a été autant aussi pour la conseillère à la Culture, arts et tourisme du chef de l’Etat. A propos de cette dernière, l’artiste musicien a profité de l’occasion pour lui témoigner sa gratitude. « Si je parviens à chanter en portugais et en espagnol, c’est grâce à Mme Lydie Pongault qui m’a permis d’explorer les tréteaux brésiliens et cubains. Merci madame la conseillère », a-t-il déclaré. . .

Source : adiac-congo.com